Sarkonator, toujours autant de belles paroles...

Sarkonator, toujours autant de belles paroles...
e ministre de l'intérieur, Nicolas Sarkozy, a demandé aux préfets d'expulser tous les étrangers condamnés dans le cadre des violences urbaines des treize dernières nuits, "y compris" les titulaires d'un titre de séjour, a-t-il annoncé, mercredi 9 novembre, à l'Assemblée nationale.


"J'ai demandé aux préfets que les étrangers, qui sont en situation régulière ou irrégulière, qui ont fait l'objet d'une condamnation, soient expulsés sans délai de notre territoire, y compris ceux qui ont un titre de séjour", a-t-il précisé."Quand on a l'honneur d'avoir un titre de séjour, le moins que l'on puisse dire c'est que l'on n'a pas à se faire arrêter en train de provoquer des violences urbaines", a ajouté le ministre.

Cent vingt étrangers, pas tous en situation irrégulière, ont été condamnés à ce titre, selon le ministre de l'intérieur lors des questions d'actualité à l'Assemblée nationale.


Le ministre de l'intérieur a fait cette déclaration alors qu'il s'était prononcé contre la double peine.

Les réactions:

icolas Perruchot, maire (UDF) de Blois, a donné un "avis favorable" au préfet du Loir-et-Cher qui l'interrogeait, mardi 8 novembre au matin, sur la mise en oeuvre dans sa commune du décret instaurant l'état d'urgence. Sans paraître pour autant très convaincu de l'utilité du dispositif : "Peu de choses se passent au-delà de 23 heures", souligne-t-il.


Deux éléments ont fait pencher la balance : le souci de ne pas se voir reprocher une quelconque inaction "si les actes de violence reprennent lors du week-end du 11 novembre"; et l'intérêt de certaines mesures, hors couvre-feu, instaurées par la loi de 1955. "On va pouvoir s'occuper de quelques bars associatifs tenus par des communautés, qui nous enquiquinent depuis des années", souligne M. Perruchot, tout en reconnaissant que ces établissements ne sont "pas forcément liés aux actes de violence" commis à Blois.

D'autres maires de droite ont accueilli avec scepticisme l'instauration de l'état d'urgence. "J'ai quelques doutes sur le dispositif. Je ne crois vraiment pas que ce soit la mesure phare du moment", confie le sénateur des Pyrénées-Orientales et maire (UMP) de Perpignan, Jean-Paul Alduy, en soutenant que la "méthode" de Nicolas Sarkozy "porte ses fruits".


"STRATÉGIE DU CONFINEMENT"


"Tout va dépendre de son application et de la capacité que vont avoir les préfets à faire preuve de discernement. L'avenir dira si c'était utile", note le député (UMP) de Seine-et-Marne et maire de Montereau, Yves Jégo, proche du ministre de l'intérieur. "N'imposez pas le couvre-feu là où nous n'en avons pas besoin, sans quoi vous prendriez le risque de raviver les tensions que nous avons pu apaiser", a déclaré le député (UDF) de Seine-Saint-Denis et maire de Drancy, Jean-Christophe Lagarde, mardi, lors du débat organisé à l'Assemblée nationale.

A gauche, les partisans du couvre-feu sont très minoritaires. S'y rangent les tenants d'une ligne sécuritaire au sein du Parti socialiste, comme le député de l'Essonne, Manuel Valls : "Il ne faut rien faire qui puisse empêcher le gouvernement de retrouver les conditions de l'ordre républicain", a déclaré le maire d'Evry sur Europe 1, mardi.

La plupart des élus de gauche dénoncent un dispositif qu'ils jugent très difficile à mettre en oeuvre, et dont ils redoutent les effets pervers. Député (PS) du Val-de-Marne et maire de Créteil, Laurent Cathala, qui se dit soucieux d'"éviter tout amalgame", évoque des "risques de stigmatisation et d'incompréhension" . "Ce qui manque à ces quartiers, c'est de la vie sociale. On la limite encore plus si on dit à ces jeunes : "Restez entre vos murs"", ajoute M. Cathala.

"Je ne vois pas comment on pourrait faire respecter (le couvre-feu) sans faire appel à l'armée", souligne le maire (PCF) de Sevran (Seine-Saint-Denis), Stéphane Gatignon. Le maire de L'Ile-Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), Michel Bourgain (Verts), condamne une "stratégie du confinement" qui équivaut, à ses yeux, à un "Tchernobyl social". Il lui préférerait nettement la démission de M. Sarkozy, qui "provoque l'insécurité" .

Sources: Le Monde.fr

Voilà, puisqu'on m'a reproché d'être partial (ce que je suis), j'ai trouvé toutes les opinions sur le sujet que ce soit à droite, à gauche ou au centre, maintenant, le débat est ouvert.

# Posté le mercredi 09 novembre 2005 12:37

Modifié le mercredi 09 novembre 2005 14:18

Les maîtres du cynisme!

Les maîtres du cynisme!
Si vous ne connaissez pas l'équipe de GrolandSat, et bien vous perdez quelque chose! Peut-on rire de tout? OUI! Parole à vous... {cliquez là}

# Posté le mercredi 09 novembre 2005 11:21

Video choc!

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La dépêche vient de tomber, la rencontre d'une journaliste américaine avec un dignitaire de la résistance Irakienne... {cliquez-là}

# Posté le mercredi 09 novembre 2005 11:02

Le retour de l'alchimiste...

Le retour de l'alchimiste...
Depuis qu'Umberto Eco a ouvert les vannes du polar érudit, et que Dan Brown a enfoncé le clou, ce genre littéraire fait florès. Né à Chicago en 1975, journaliste itinérant, l'Améri-cain Jon Fasman a sacrifié à son tour à l'exercice, dans un premier roman qui a l'avantage de ne pas sombrer dans la vulgarisation simpliste ni dans le bidouillage métaphysico-foireux. Sujet: l'alchimie, cet art sacré, scrupuleusement ritualisé, dont Paracelse fut l'un des princes. Ce sont les mystères de la plus ésotérique des sciences qu'interroge Fasman, en entrecroisant habilement le thriller et la quête initiatique. Tout commence au printemps 1154, à Palerme, lorsqu'un vaurien dérobe un sac dans la bibliothèque d'al-Idrisi, cartographe du roi de Sicile. Son butin est particulièrement précieux, puisqu'il s'agit d'un outillage quasi divin: les instruments et autres talismans nécessaires à la liturgie alchimique... Que sont devenues ces reliques inestimables? Pourquoi, à travers les âges, ceux qui les ont possédées furent-ils victimes de fins tragiques? Et pourquoi, neuf siècles plus tard, un journaliste américain est-il mêlé à cette sombre affaire? Surfant d'une époque à l'autre, du Moyen Age au XXe siècle, Fasman dévoile à la fois l'histoire secrète et les pouvoirs occultes de l'alchimie, en renouant avec la spiritualité du passé: pas de théories fumeuses, ici, mais une exploration intelligente de la légende, dans un roman en cours de publication dans une dizaine de pays.

La bibliothèque du géographe (The Geographer's Library) par Jon Fasman

(critique de Lire, trop de flemme pour écrire sur ce livre que j'ai pourtant beaucoup aimé)

# Posté le mercredi 09 novembre 2005 10:52

Modifié le vendredi 01 juin 2007 16:13

Résumons selon ma conception, redira qui voudra...

Voilà un article du Monde d'aujourd'hui:

Le New York Times souligne "l'incapacité de la France à intégrer ses immigrants". El Pais observe que Paris "proclame fièrement un idéal d'égalité, mais parque les proscrits dans des ghettos, loin de la vue de la majorité..." Les deux éditorialistes appuient, vendredi 4 novembre, là où ça fait mal, même si le Quai d'Orsay se dit "surpris" de ces réactions.


La France n'est pas, il s'en faut, le seul pays occidental confronté à des banlieues devenues des ghettos ethniques. Elle a admis depuis longtemps un problème que François Mitterrand avait résumé, en 1990, d'une phrase devenue célèbre : "Que peut espérer un être jeune qui naît dans un quartier sans âme, qui vit dans un immeuble laid, entouré d'autres laideurs, de murs gris sur un paysage gris pour une vie grise, avec tout autour une société qui préfère détourner le regard et n'intervient que lorsqu'il faut se fâcher, interdire ?"

Faute de résoudre la question, les pouvoirs publics tentent, à chaud, de contenir les explosions tout en menant, entre deux accès de fièvre, des politiques que chacun sait insuffisantes. Mais le problème est bien celui que soulève El Pais, avec d'autres journaux étrangers. Un pays qui se vit comme la patrie des droits de l'homme et le sanctuaire d'un modèle social généreux se montre, aux yeux de tous, incapable d'assurer des conditions de vie dignes à des jeunes Français, dont les grands-parents immigrés ont contribué aux "trente glorieuses", mais qui n'ont eu pour horizon que chômage, régression tribale, racisme.La question des banlieues est emblématique : elle constitue le point de rencontre de multiples problèmes que les dirigeants français ont laissé s'accumuler, s'imbriquer les uns dans les autres, jusqu'à déboucher sur une situation inextricable. Des gouvernements successifs aux architectes, la liste des responsables est longue. Tout comme celle des domaines où la France, en regardant l'insurrection de ses banlieues, contemple le miroir de ses échecs, au moins partiels : urbanisme, intégration, éducation, emploi...

L'explosion dans les banlieues témoigne d'une situation complexe où tout ce qui peut être dit et écrit, dans un sens ou dans l'autre, est en partie vrai. Aux provocations d'un Nicolas Sarkozy répond la bêtise d'adolescents qui ruinent un fragile tissu économique et brûlent les bus empruntés par leurs familles. Certains des incendiaires ont été victimes d'un système, avant de devenir des petits "mafieux" qui profitent de la situation.

L'intrusion brutale de la réalité dans la précampagne présidentielle rend insupportable le contraste avec une vie politique qui tourne au vaudeville, avec une vingtaine de candidats potentiels. Si le pays veut éviter le renouvellement de la catastrophe électorale de 2002, où Jean-Marie Le Pen avait été présent au second tour, il serait temps que ceux qui aspirent à le diriger oublient la politique-spectacle pour réfléchir sans complaisance aux banlieues et à la reconstruction d'une partie de la société française qui les attend.

Article paru dans l'édition du 06.11.05

# Posté le dimanche 06 novembre 2005 09:14

Modifié le dimanche 06 novembre 2005 16:14